Un concert emblématique : la Renaissance, espace d’échange et de circulation

Vendredi 28 avril , le Restoration consort a donné dans l’église de Saint-Antonin-Noble-Val un magnifique  concert au profit de la restauration (à venir) de l’orgue Puget de cette église.

Je ne ferai pas de critique musicale, mes goûts n’étant pas une norme en la matière, même si la première oeuvre (Pater peccavi d’Andrea Gabrieli) m’a particulièrement charmé, ainsi que les oeuvres jouées à l’orgue par Genevière Foccroulle et le solo de Geof Cryer (Purcell).

[ngg_images source= »galleries » container_ids= »1″ display_type= »photocrati-nextgen_basic_thumbnails » override_thumbnail_settings= »0″ thumbnail_width= »240″ thumbnail_height= »160″ thumbnail_crop= »1″ images_per_page= »20″ number_of_columns= »0″ ajax_pagination= »0″ show_all_in_lightbox= »0″ use_imagebrowser_effect= »0″ show_slideshow_link= »0″ slideshow_link_text= »[Montrer sous forme de diaporama] » order_by= »sortorder » order_direction= »ASC » returns= »included » maximum_entity_count= »500″]Je m’attarderai plutôt sur la période choisie par le Restoration consort : des compositeurs flamands (Lassus), italiens (Gabrieli, Scarlatti), allemands (Schütz), anglais (Purcell), portugais (Correa de Arauxo), emblématiques d’une période d’une vitalité extraordinaire,  marquée par des échanges, des circulations des hommes, des oeuvres (Scarlatti et Madrid). La Renaissance ne porte pas ce nom par hasard, même si elle est aussi marquée par des conflits religieux dramatiques, sans compter des guerres entre états ou guerres civiles.

Ajoutons que le Restoration consort réunit depuis 2014 sous les voûtes de l’église des musiciens de plusieurs nationalités. Certes, l’art n’a pas de frontières, malgré ce que voudraient nous dire certain(es). Mais, pour cet orgue Puget, (d’un facteur emblématique du Sud-Ouest), c’est bien une initiative anglaise qui est à l’origine de la mobilisation citoyenne.