Financement participatif : au secours de la maison Muratet ?

ou autrement dit crowdfunding : apport monétaire collectif (en fonction des possibilités de chacun) pour financer un dossier jugé important, vital (et qui est dédaigné par les circuits classiques). Pour les énergies renouvelables, le pays Midi Quercy a monté une SCIC qui prend le chemin de la réussite.

Nous avons proposé que la maison Muratet qui est en triste état et qui menace de s’effondrer sur elle-même soit financée par un appel au peuple sous la forme d’une société civile immobilière avec les avantages liés aux monuments historiques.

Jusqu’ici, cette idée n’a éveillé aucun intérêt mais pourtant, quand on lit la presse, on s’aperçoit qu’ailleurs cela fonctionne.


Revue de presse pour donner envie de mettre ensemble les éléments du projet…

Chronique sur le financement citoyen dans le Monde : l’argent des citoyens arrive (mais quid de l’Etat qui n’a pas pu encore poser quatre tôles pour protéger les parties les plus intéressantes de la  maison Muratet.

Patrimoine : « Stéphane Bern galope tel le chevalier inconscient face à une armada de problèmes »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/19/patrimoine-stephane-bern-galope-tel-le-chevalier-inconscient-face-a-une-armada-de-problemes_5243815_3232.html#3PoT9xpdOPDaalHy.99

« Depuis, nombre de lieux culturels ont creusé le filon du financement participatif – distinct du mécénat d’entreprises. On donne pour Démos, les orchestres pour enfants pilotés par la Philharmonie de Paris. Pour que la Bibliothèque nationale achète un manuscrit de François Ier. Pour que le Musée d’histoire naturelle de Toulouse naturalise sa girafe nommée Twiga. Pour que le Théâtre de Chaillot rénove ses trésors art déco. Pour une exposition Patrice Chéreau à Avignon. Pour que l’Opéra de Dijon fabrique les costumes de La Flûte enchantée, de Mozart.

Le mécanisme a aussi l’avantage de créer du lien avec le public donateur. Et de surfer sur un mouvement citoyen, du genre « donnez du sens à votre argent ». Rien à redire quand on est dans la culture privée – financer un album de musique ou un film. Mais des questions se posent sur le rôle de l’Etat lorsque la souscription le concerne. Déjà, les sommes récoltées vont de quelques milliers d’euros à 100 000 ou 200 000 euros, parfois 1 million. C’est beaucoup, mais marginal par rapport aux besoins. Et là encore, comme pour le loto, l’Etat n’est pas au rendez-vous. Ses crédits qui permettent aux musées d’acheter une œuvre d’art ont chuté de 50 % en dix ans, et seront toujours en baisse en 2018. Le Centre Pompidou a une cagnotte de 1,8 million (contre 4 millions il y a quinze ans) alors qu’il faut plusieurs dizaines de millions pour acheter une œuvre de renom. Il y a bien le mécénat des entreprises et des riches, mais il est aussi en baisse.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/19/patrimoine-stephane-bern-galope-tel-le-chevalier-inconscient-face-a-une-armada-de-problemes_5243815_3232.html#hD5K9ZCILvLy5rXi.99

 

Autre article  : A côté, le crowdfunding pour l’immobilier a le vent en poupe.

Le financement participatif immobilier en plein essor

‘Le « crowdfunding » immobilier a drainé 101 millions d’euros en 2017 – contre 68 en 2016 – pour financer 220 opérations, selon HelloCrowdfunding.

L’argent afflue sur les plates-formes Internet de « crowdfunding » immobilier, elles-mêmes de plus en plus nombreuses. Né en 2013, en France, ce financement participatif s’installe désormais dans le paysage de la promotion. Il a, en 2017, drainé 101 millions d’euros (contre 68 en 2016) pour financer 220 opérations (134 en 2016), au vu des données collectées par HelloCrowdfunding et publiées le 11 janvier. Mais c’est encore peu, dans un marché évalué à 2 milliards d’euros.

Selon l’étude menée par Céline Mahinc, d’Eden Finances, et Chloé Magnier, de CM Economics, 42 plates-formes proposaient ce service en juin 2017, probablement une cinquantaine aujourd’hui. Ce secteur morcelé est dominé par une poignée d’acteurs : Anaxago (25 millions d’euros collectés en 2017), Wiseed (43 millions d’euros), Homunity (8 millions d’euros) et ClubFunding (12 millions d’euros).

Le système satisfait à la fois les investisseurs, par ses rendements attrayants de 9 % à 10 % sur des durées courtes – douze à dix-huit, voire vingt-quatre mois – et les promoteurs qui y puisent des fonds complémentaires aux prêts bancaires, dont la marge de manœuvre est bridée par les règles prudentielles.’

Lire la suite de l’article sur le Monde :

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