Concert pour l’orgue Puget de Saint-Antonin : 12 août

Commençant avec le livre Vermeil de Montserrat, recueil de chants de pèlerins conservés dans l’abbaye de Montserrat (https://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_vermeil_de_Montserrat)  le Restoration Consort a proposé une demie-heure de musique, chant et orgue, ce dimanche 12 août en l’église de Saint-Antonin. Faute de son, voici quelques images d’un concert qui s’est révélé « enchanteur » au sens  propre. Merci à Isabelle Belaygues, Geneviève Foccroule, Geof Cryer et la « petite classe »  – Madeleine – qui a accompagné la dernière pièce et qu’il faut féliciter. D’autres concerts sont encore prévus durant l’été.

L’orgue n’est pas en très grande forme (c’est pour cette raison que les musiciens, les mélomanes et les amoureux du patrimoine – toutes muses confondues –  se mobilisent pour impulser sa restauration, afin qu’il retrouve sa gloire d’antan, quand il était récompensé et à l’honneur à l’exposition de Toulouse de 1887. Une association adhoc est en préparation et sera formalisée quand la municipalité, propriétaire, aura donné son feu vert.

Voici ce qui a été présenté aux amis du patrimoine pour qu’ils marquent leur sympathie pour ce dossier et cette action.

Puget est un nom dans l’histoire de Saint-Antonin : une famille liée à la cité, un orgue de choeur dans l’église paroissiale ; la dynastie de ces facteurs d’orgue réputés a signé du XIXe au début du XXe siècle de très nombreux instruments (liste sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Puget_(orgue)

L’orgue Puget a été récompensé lors de l’exposition de 1887 à Toulouse. Il reçut le diplôme d’honneur du jury. En 1894, il a été revendu à la paroisse de Saint-Antonin d’où il n’a pas bougé depuis son inauguration le 4 mars 1894.

Les restaurations successives depuis l’inondation de 1930 : 1946, 1955, 1973, 1976 n’ont pas toutes été heureuses. La « voix humaine » a disparu, la boîte expressive a été enlevée, des jeux furent changés ou ajoutés avec des tuyaux de conception industrielle et non artisanale.

(Source : Bulletin des Amis du Vieux Saint-Antonin 2004, article signé Colette Marion – à cette époque il était déjà question d’une restauration permettant de retrouver sinon l’état matériel original, du moins l’esprit du concepteur, Théodore Puget, ce qui sous-tend le projet de l’association).