Derrière la salle des fêtes de Saint-Antonin : à propos des décharges sauvages et des incivilités

Saint-Antonin 5 août – derrière la salle des fêtes

On a beaucoup parlé des décharges sauvages à propos du décès du maire de Signes dans le Var : mais ce ne sont pas toujours les « extérieurs » qui salopent le paysage : après tout, ce ne sont pas les touristes qui abandonnent les frigos, les matelas, les barbecues endommagés.

Les touristes jettent les mégots, les bouteilles, les canettes, les verres en plastique… Mais il n’y a pas qu’eux…

Lisons l’extrait de l’étude parue dans le Monde : « Henri Bonhomme, président de l’Union départementale du Var pour la sauvegarde de la vie et de la nature et de France Nature Environnement 83, regrette que les édiles « manquent de moyens humains » pour faire appliquer la loi. « Les PV sont, le plus souvent, dressés au titre de l’urbanisme plutôt qu’au titre de l’environnement faute de personnes assermentées pour s’en charger, dit-il, et sur les dépôts ponctuels, on arrive presque toujours trop tard. » (…) Car si la question des décharges sauvages a pris une tournure dramatique dans le Var, le département est loin d’être le seul à devoir gérer ce problème. « Nous n’avons pas de chiffres au niveau national car, par définition, on ne peut recenser de manière exhaustive ce type de pratiques, mais tout le territoire est concerné »,assure Jean-Christophe Pouet, chef du service mobilisation et valorisation des déchets à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). (…) Un rapport de l’Ademe en décembre 2018, intitulé « Caractérisation de la problématique des déchets sauvages » et fondé sur un questionnaire adressé aux 36 000 communes hexagonales – auquel moins de 3 000 ont répondu –, permet en effet d’estimer que, du mégot jeté dans le caniveau au dépôt illégal du bricoleur ou de l’artisan, en passant par la canette ou la bouteille en verre abandonnées au pied de conteneurs déjà pleins, la France génère « une vingtaine de kilos de déchets sauvages par habitant par an ».

« Un quart des dépôts sont le fait de petites entreprises et d’artisans, un autre quart celui d’habitants du territoire concerné, un troisième quart celui d’habitants de collectivités voisines, et pour le reste, on ne sait pas trop », indique M. Pouet.

Source Le Monde https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/07/les-decharges-sauvages-un-fleau-pour-les-communes_5497342_3224.html

Saint-Antonin 5 août – derrière la salle des fêtes

Est-ce à dire que la ville (et le territoire en général) ne peut plus supporter une société sans gêne, qui se débarasse sans chercher où est la poubelle ou la déchetterie la plus proche (même si elles ne sont pas faciles à trouver). Notre mode de vie est-il compatible avec l’écosystème qui n’en peut mais ?

 

PS : on parle ici « poubelle » mais les incivilités sont légion: bruit, non-respect des règles de politesse, stationnement abusif…  Voir article dans ce blog :  https://nobilis-vallis.eu/archives/1454