Saint-Antonin : interdit !

Saint-Antonin : Interdit !!!

Certes, il y a la pandémie qui ferme (bêtement) des espaces où il n’y a aucun risque  (la place du Pradel, les pelouses de Roumegous, la promenade de la fontaine au bord de l’Aveyron! ! Mais dans le reste de la ville, et c’était en place avant et cela a été renforcé pendant le mois d’avril, un peu partout, des interdictions…
Dire qu’autrefois, on nous disait « il est interdit d’interdire » !

Des bandes blanches des zones bleues, des lignes jaunes (généralement peu ou pas respectées) : Saint-Antonin a dû dépenser des hectolitres de peinture du plus bel effet ! Pas toujours compatibles avec la qualité historique des lieux..  Et pas toujours pertinent : devant le local devenu vide des pompiers, là où le jaune réservait la place aux pompiers, on a le droit de stationner maintenant. Quant aux piétons, ils sont priés de traverser (ce qu’il leur faudra refaire un peu plus loin, car du côté de la Bonnette, ils ne sont plus les bienvenus !

Bref, que d’interdits !

Dire qu’on n’est dans une cittaslow où les déplacements doux sont en théorie privilégiés ! Et, finalement si on allait voir ce qui se passe du côté des villes italiennes, qui doivent avoir le même problème. Ont-elles des solutions différentes, moins teintées d’acide gendarmique ?

J’en profite pour vous inciter à lire cet article de l’excellent blog « Conversation » qui évoque les effets du confinement et des interdictions…

https://theconversation.com/confinement-en-ville-pourquoi-lacces-a-la-nature-est-tout-simplement-vital-137500

« L’accès à la nature, essentiel au bien-être individuel et social

Les implications d’une déconnexion grandissante avec la nature, ses conséquences sur le bien-être individuel et les liens sociaux ont été clairement établies, notamment en psychologie environnementale et de la conservation.

Le confinement, alors même que le printemps fait renaître les élans vitaux, aggrave une telle déconnexion : l’impossibilité d’accès aux espaces de nature accentue le ressenti de la minéralité de nos environnements urbains.

On le sait, les bénéfices de la nature sont multiples, que ce soit pour la biodiversité ou l’adaptation au changement climatique des villes. La nature offre aussi une filiation avec le monde sensible, par les sensations et les sentiments qu’elle favorise, les imaginaires qu’elle suscite.

La littérature scientifique est également bien documentée pour souligner tous les bénéfices psychologiques de la nature sur notre bien-être ; elle nous offre de précieuses ressources pour réduire les stress urbains en favorisant les ressources adaptatives des individus et en concourant au recouvrement de leurs réserves cognitives et émotionnelles.

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