Revue de presse : conjuguer la ville au futur antérieur : exemples suisses

Une lecture qui tombe à point nommé au moment où se profile la nouvelle place des Moines. Des deux campagnes de fouilles  près de l’ancienne abbaye et du cimetière, comment mettre en valeur ce qui a été découvert pour que « ça » parle !
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Comment mettre en valeur les découvertes de l’archéologie préventive : 6 pages très illustrées venues de Suisse

Depuis la convention de Malte de 1992, l’archéologie préventive a pris un essor considérable en Europe. Ayant pour objectif d’assurer la recherche et l’étude des vestiges menacés de destruction par des travaux liés à l’aménagement du territoire, elle a contribué à intensifier le rythme des découvertes. Celui-ci s’est encore accéléré à la suite de l’entrée en vigueur, le 1er mai 2014, de la révision de la Loi sur l’Aménagement du Territoire favorisant la densification urbaine et un développement de l’urbanisation vers l’intérieur du milieu bâti. Ces traces du passé représentent de précieuses archives, fragiles et non renouvelables, qui révèlent des pans entiers de l’histoire d’un site et de ses habitants à chaque époque de son développement.

Le patrimoine monumental, tout comme le sous-sol, est placé sous la responsabilité des cantons; c’est donc à eux de décider, généralement de concert avec les municipalités, du devenir des vestiges découverts, une fois ceux-ci documentés, enregistrés et si possible publiés. Nous pré- sentons ici quelques exemples représentatifs d’intégration de vestiges archéologiques au tissu urbain, en essayant d’en dégager quelques pistes de réflexion.

Marquages:

Certains monuments, détruits ou enfouis, sont fréquemment rappelés à la mémoire des promeneurs par un marquage de leurs fondations au moyen d’un pavage ou d’une peinture spécifique. A Avenches (VD), cette solution a été mise en œuvre à plusieurs reprises pour évoquer le passé romain de cette capitale; une telle mesure demeure toutefois difficilement compréhensible si elle n’est pas assortie de panneaux explicatifs, comme (suite dans l’article)

Conclusion

Le patrimoine culturel représente une plus-value économique non négligeable. Il contribue à donner une image positive d’une ville en valorisant son histoire et participe en outre à l’amélioration de la qualité de vie de ses habitants avec la création d’espaces de promenade et de rencontres. Pour cela, il est important que les objets mis en valeur soient compréhensibles par tous: impliquer la population au moyen d’ une communication efficace et susciter son intérêt de façon à ce qu’elle puisse adhérer au projet et se l’ approprier nous apparaît comme fondamental. A Genève, la sensibilisation aux vestiges de l’esplanade de Saint-Antoine a engendré une demande de conservation de la part même des habitants qui ont fait pression sur les autorités politiques! Par ailleurs, il apparaît que les projets de mise en valeur ont une meilleure chance d’aboutir et de se maintenir dans la durée s’ils sont le fruit d’ une volonté et d’ une action conjointe des habitants, des autorités politiques et des professionnels du patrimoine. Cela permettrait certainement d’ éviter blocages et oppositions à répétition comme pour l’ amphithéâtre romain de Nyon ou les thermes de l’ insula 19 à Avenches.

Malgré les coûts engendrés par les projets de mise en valeur, les efforts de présentation des découvertes au public sont indispensables et permettent à l’archéologie urbaine de jouer pleinement son rôle de gardien du patrimoine et de vecteur d’ histoire(s) auprès des générations futures.

Bonne lecture du détail : ici

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