Consommation d’espace : Saint-Antonin : 83 hectares depuis 2006

Extrait du dossier diagnostic environnemental du futur Scot pays Midi-Pyrénées

Parmi les communes qui ont consommé le plus de surfaces en 10 ans :

Commune

Consommation d’espace 10 ans (ha)

Saint-Etienne-de-Tulmont

91

Saint-Antonin-Noble-Val

83

Monclar-de-Quercy

79

Nègrepelisse

73

Caylus

54

Bruniquel

49

Parisot

44

Léojac

43

La Salvetat-Belmontet

40

Les 9 communes qui ont le plus consommé depuis 2006

Les 9 communes qui ont le plus consommé le plus de surfaces représentent 48% du total ; 6 communes sur ces 9 sont sur le territoire Quercy vert Aveyron.

C’était avant 1960? Depuis les pentes, se sont fortement « mitées »

Cela s’explique par la pression urbaine de Montauban qui pousse à faire des lotissements ou à faire des opérations isolées qui mitent un peu plus l’espace Pour Saint-Antonin, le détail ne nous est pas connu mais il suffirait de se reporter aux permis de construire

 

Comparaisons grâce à l’IGN : à titre d’exemple, le secteur situé au nord de la ville, entre le Ponget et Santou

1957

 

 

 

 

2005

 

 

 

2016

Lutter contre l’asphalte et l’artificialisation des sols…

Vu à Paris sur les hauteurs de Ménilmontant : on peut penser que c’est dérisoire, mais pourtant, les petits gestes sont toujours utiles.

Saint-Antonin conserve quelques espaces non « étanches » dans la partie ancienne.  Il est donc important de préserver la circulation de l’eau entre la surface et la profondeur : le recours aux pavés filtrants est une solution : selon les spécialistes, à moyen terme, cet investissement est moins onéreux que le bitume… Avant d' »aménager » (je pense à la place Mazérac) il est bon d’y penser. Peut-être même que dans les rues où la circulation automobile est rare, les pavages légers avec herbages intermédiaires sont plus judicieux. Et que les arbres, les arbustes soient encouragés, préservés. 

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Lire dans Alternatives économiques (extraits)
https://www.alternatives-economiques.fr/mieux-prevenir-inondations-ville/00086582

« Les solutions « vertes » pour gérer les eaux pluviales en zone urbaine sont souvent plus efficaces et moins coûteuses que l’asphalte et le béton »

En finir avec la collecte de l’eau

Comment la pluie est-elle gérée en ville ? La solution « moderne », qui s’est répandue au fil du XXe siècle, reste encore aujourd’hui le plus souvent mise en oeuvre : l’eau pluviale est collectée à partir de revêtements imperméables (asphalte, béton…) par un réseau de canalisations et aboutit aux cours d’eau. Cette gestion pose de nombreux problèmes. Très souvent, le réseau pluvial n’est pas séparé de celui des eaux usées.

C’est en particulier le cas dans les quartiers les moins récents. On parle alors de réseaux unitaires. C’est la pire des situations : en cas de fortes précipitations, l’écoulement des eaux pluviales mélangées aux eaux noires et grises dépasse la capacité des stations d’épuration et aboutit directement dans les cours d’eau. « Depuis cinquante ans, la gestion des eaux usées s’est énormément améliorée en France, explique Sarah Feuillette, responsable du service Planification, évaluation et prospective à l’Agence de l’eau Seine-Normandie. Paradoxalement, aujourd’hui, ce sont souvent les eaux pluviales qui affectent la qualité des eaux. Non seulement elles peuvent nuire au traitement des eaux usées lorsque le réseau est unitaire, mais en plus elles drainent les éléments polluants sur les voiries : résidus de pneus, fuites d’hydrocarbures, déjections canines, etc.»

Si les pluies sont trop fortes, cours d’eau, réservoirs et canalisations débordent et les quartiers subissent des inondations

Autre péril : si les pluies sont trop fortes, cours d’eau, réservoirs et canalisations débordent et les quartiers subissent des inondations. Leur probabilité augmentera, puisque le changement climatique rendra les précipitations intenses plus fréquentes. La solution « moderne » consiste alors à construire des réservoirs pour délester les réseaux pluviaux. A grands frais et sans garantie sur le bon dimensionnement de ces équipements au regard des incertitudes sur l’évolution des précipitations sur le long terme.

Multiplier les espaces végétalisés

Face à ces risques, il existe une alternative écologique et économique. Elle est très simple : laisser la pluie s’infiltrer directement dans les sols pour prévenir les inondations locales et limiter la pollution. Pour cela, il existe une palette de techniques complémentaires les unes des autres : zones humides, jardins inondables, noues végétalisées*, toitures vertes et même voirie perméable.

La solution est très simple : laisser la pluie s’infiltrer directement dans les sols pour prévenir les inondations locales et limiter la pollution

Pour Sarah Feuillette, « l’idéal est de se passer totalement de réseau d’eau pluviale et de laisser les quartiers infiltrer l’eau ». C’est, poursuit-elle, l’ambition de la ville de Crépy-en-Valois, dans l’Oise, qui multiplie les espaces végétalisés. C’est ce qu’a réussi la municipalité des Mureaux (Yvelines) dans le nouveau quartier Molière, où l’eau de pluie est gérée « à la source » sur 70 hectares. A Douai, dans le Nord, environ 20 % de l’agglomération sont désormais perméables, ce qui a permis de préserver ces quartiers lors de la pluie centennale** de l’été 2005, alors que tout le reste de la ville a été inondé. Des solutions désormais soutenues par les agences de l’eau, sous forme de financement d’études et de subventions à des projets.

Bientôt des rues perméables ?

Ces aides se justifient d’autant plus que les solutions vertes, qui réclament relativement peu d’investissements et peu d’entretien, sont moins coûteuses que les solutions classiques. Pour le moment, les collectivités qui les développent le font le plus souvent pour des motifs non économiques et ne découvrent qu’ensuite leurs avantages budgétaires. Ces opérations s’inscrivent aujourd’hui dans le cadre de leurs politiques de végétalisation urbaine, pour des motifs d’agrément, de santé publique, de préservation de la biodiversité, de lutte contre les îlots de chaleur et d’adaptation au changement climatique…

Réduire les coûts

Ceci étant, les collectivités commencent également à s’y intéresser au motif que cela leur permet de réduire leurs coûts de gestion des eaux pluviales. Les économies réalisables sont importantes : « Pour 2 000 habitants, l’option verte revient selon nos estimations à environ 41 euros par m3 d’eau pluviale traitée sur trente ans, contre 580 euros en cas d’installation d’un réservoir », indique Marc Barra, écologue à l’Agence régionale de la biodiversité Ile-de-France.

Les solutions vertes, qui réclament relativement peu d’investissements et peu d’entretien, sont moins coûteuses que les solutions classiques

Ces résultats concordent avec ceux que l’on observe à l’étranger. En 2014, aux Etats-Unis, l’Agence de protection de l’environnement a publié une étude sur la ville de Lancaster (Pennsylvanie), qui a adopté en 2011 un plan complet d’infrastructures vertes. Son déploiement devrait coûter autour de 110 millions de dollars d’ici à 2036. Mais il évitera au moins 120 millions d’investissements dans le système de gestion des eaux pluviales et usées et permettra une économie annuelle de 661 000 dollars (soit 10 dollars par habitant) sur leur traitement. L’opération sera donc rentable dès la fin du plan et plus encore par la suite.

Elle le sera d’autant plus qu’elle apportera beaucoup d’autres avantages : amélioration de la qualité de l’air et baisse des dépenses de santé, baisse des besoins de climatisation artificielle et donc des consommations d’énergie, amélioration de la recharge des nappes phréatiques sans oublier l’embellissement des lieux, les usages récréatifs et conviviaux… C’est un autre aspect décisif. Alors que les infrastructures « grises » n’ont qu’un seul emploi, « les solutions vertes offrent des bénéfices multiples, même s’il est très difficile de les monétiser », reconnaît Marc Barra. Son organisme n’en mène pas moins une étude visant à comparer les coûts des infrastructures vertes et grises et, « selon les premiers résultats disponibles, les solutions vertes sont presque toujours les moins coûteuses ».

Urbanisation : le grignotage et l’artificialisation des sols reprennent…

Urbanisation, accaparement : le grignotage des terres reprend de plus belle

Cet article qui tire la sonnette d’alarme au niveau français a des résonnances dans la communauté de communes QRGA et à Saint-Antonin… Voir sur la page facebook :

https://www.facebook.com/nobilisvallis/?hc_ref=PAGES_TIMELINE&fref=nf

Les récentes évolutions législatives ont été incapables d’enrayer le double phénomène d’urbanisation – qui reprend de plus belle depuis 2015 – et d’accaparement des terres agricoles. C’est l’amer constat de la FNSafer qui, dans son rapport annuel sur le prix des terres, demande à nouveau une vraie loi foncière.

« Les espaces agricoles seront au coeur de concurrences de plus en plus fortes, avec la croissance de la demande alimentaire mondiale, la pression foncière urbaine ou encore la lutte contre le réchauffement climatique. » C’est l’avertissement lancé par Emmanuel Hyest, le président de la Fédération nationale des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (FNSafer), en préambule du rapport annuel sur le prix des terres présenté le 30 mai. Si celui-ci voit des « avancées significatives » dans les dernières législations (notamment la loi d’avenir de 2014 et la récente loi sur l’accaparement des terres de 2017), « une prochaine loi foncière devra permettre d’apporter les réponses à ces enjeux majeurs », appelle-t-il de ses vœux.

En 2016, l’urbanisation a bondi de 22%

Ces dernières années, la fédération avait à maintes reprises alerté sur le risque de financiarisation des terres et d’accaparement par des sociétés écrans ou des multinationales. Elle avait un peu baissé la garde sur l’urbanisation et son corollaire l’artificialisation pour se concentrer sur ce nouveau risque mis brusquement en lumière par le rachat de 1.700 hectares dans l’Indre par un fonds chinois. Voilà que les deux phénomènes se conjuguent et « conduisent à des impasses », alerte encore Emmanuel Hyest. En effet, en 2016, le nombre de ventes de terres agricoles pour l’urbanisation (extension de villes, infrastructures…) a bondi de 22% ! Et les surfaces correspondantes de 24%. Ces ventes représentent 30.000 hectares en 2016. 2015 avait déjà constitué un seuil d’alerte : 23.000 hectares avaient perdu leur vocation agricole, soit une progression de 6%. Or depuis 2017 et, plus encore depuis 2008 avec le début de la crise, le rythme de l’urbanisation avait diminué de moitié.
En ajoutant aux chiffres de l’urbanisation, les surfaces effectivement artificialisées suivies par le ministère d l’Agriculture, la FNSafer estime aujourd’hui entre 50.000 et 60.000 hectares par an le rythme annuel de l’artificialisation des terres, comme au début des années 2000. Soit « l’équivalent de la surface agricole d’un département tous les cinq à six ans ». En se projetant en 2060, 9 à 11% de la surface agricole française pourraient ainsi avoir disparu de manière irrémédiable. Sur un siècle (1960-2060), « c’est le quart du potentiel agricole français qui serait perdu ». « Il y a donc urgence à freiner, puis à stopper, l’extension urbaine et celle des infrastructures », insiste la fédération pour qui « les politiques de préservation développées depuis plus de dix ans n’arrivent pas à contenir l’extension urbaine ». Selon elle, les mesures de « protection en confettis » – type zones agricoles protégées  (ZAP) ou périmètres de protection des espaces naturels et agricoles périurbains  (PPEANP) – n’ont fait que reporter la pression foncière d’un territoire à un autre.

Les exploitations ne représentent plus que 38% de la surface

Par ailleurs, pour la première fois, la FNSafer a pu livrer un aperçu du marché des parts sociales, comme le lui a permis la loi d’avenir de 2014 (et un décret d’application entré en vigueur en 2016) qui impose de tenir les Safer informées de toutes les ventes de parts sociales ou d’actions de sociétés agricoles. Elle a ainsi pu comptabiliser 5 330 transactions pour 4 270 sociétés en 2016 (chiffres non exhaustifs précise-t-elle), avec une forte concentration dans l’Ouest et la Bourgogne-Franche-Comté.
La tendance générale est à une montée en puissance du modèle sociétaire au détriment du modèle familial. La fédération rappelle  ainsi qu’entre 1955 et 2013, le nombre d’exploitations agricoles a été divisé par cinq. Et leur part dans la surface agricole totale est tombée à 37,7%. Elles ont perdu le tiers de leur surface en à peine 13 ans ! Dans le même temps (de 2000 à 2013), la surface occupée par les EARL avec un seul exploitant ou les regroupements d’exploitations individuelles (Gaec) est passée de 28 à 36,3%. Mais la plus forte progression est ailleurs. Les EARL à plusieurs exploitants ont presque doublé leur part, à 14,8%. Celle des SCEA, SARL et SA a bondi de plus de 70% ! A noter au passage qu’en 2016, la part des collectivités et de l’Etat dans les rachats a doublé (même si elle reste faible à 1%). Ce qui pourrait traduire l’effort de certaines collectivités de préserver les terres et d »installer des agriculteurs périurbains et/ou pratiquant l’agriculture biologique », explique la FNSafer.
Le modèle sociétaire n’est pas un mal en soit, cependant « la concentration des terres en France conduit souvent à des systèmes de production qui génèrent moins de valeur ajoutée et d’emplois », souligne Emmanuel Hyest.
Si la fédération n’aborde pas directement la question démographique, elle s’inquiète aussi des risques que le couple urbanisation-accaparement fait peser sur la souveraineté alimentaire. Elle rappelle à cet égard que l’Europe, en bilan net, importe l’équivalent de la production agricole de 35 millions d’hectares, soit le cinquième de la surface agricole de l’Union européenne.

Commentaire sur facebook

UN LOTISSEMENT À CADÈNE ; BIGRE !
La mairie, en son bulletin municipal arrivé ce lundi 15 mai dans nos boîtes aux lettres, annonce la création d’un lotissement à Cadène. A croire que les recherches des urbanistes et géographes ne donnent rien. Sur la photo satellite, le lieu est approximativement en haut à gauche, là où se voit le numéro de la route : D75 qui conduit à Saint-Cirq.
Trois remarques à chaud :
> le cadre rural est-il approprié à un lotissement ? On parle de sauvegarder les espaces ruraux, éviter l’articialisation des sols. C’est pas gagné
> les heureux habitants de ce secteur ne mettront pas souvent les pieds à Saint-Antonin et fileront direct à Septfonds ou Caussade. Quel est l’avantage pour la collectivité, mis à part de renforcer les réseaux et ensuite de les entretenir ?
> La création de lotissements dans les villages du secteur de Caussade coincide souvent avec la montée du Front National : Cayriech, Lavaurette… A l’analyse, il semble que les propriétaires de nouvelles maisons veulent se mettre à l’écart des « étrangers », étant plus fermés que les vieux de la vieille…
On nous dit qu’il faut faire du « vivre ensemble » : est-ce ainsi que cela se fait ?