Pays d’art et d’histoire en Midi-Quercy : retour sur la démarche de Tourcoing

Le pays Midi-Quercy est engagé dans une démarche « Pays d’Art et d’Histoire

L’exemple  des autres est intéressant, d’où ce regard sur la démarche de Tourcoing : avec des trois exigences du ministère : 

«  Comment le territoire est-il valorisé ? Soutient-il la création contemporaine ? Comment le public s’approprie-t-il son cadre de vie  ? »

Aurons-nous la réponse à de telles questions  ? C’est un défi : il faut y réfléchir et si possible en amont..

Décryptage Tourcoing, «Ville d’art et d’histoire»

L’IMA s’apprête à accueillir l’exposition sur les Chrétiens d’Orient, en 2018.  Photo Ludovic Maillard

Le label « Ville d’art et d’histoire » est un label très demandé  : Vrai

Le mois dernier, on recensait 188 villes et pays d’art et d’histoire. Dans la région, nombreuses sont les villes à avoir obtenu le label. La première ? Boulogne-sur-Mer, qui a obtenu son label en 1987. Lille, elle, a signé la convention en 2004. Celle de Roubaix, en 2001, a marqué la reconnaissance du patrimoine industriel. Mais attention toutefois, ce label ne récompense pas le travail mené autour de la problématique de l’art. Mais concerne plutôt la protection et la mise en valeur du patrimoine bâti, naturel et industriel de la ville.

Le label « Ville d’art et d’histoire » s’obtient facilement  : Faux

À la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), on explique qu’il faut compter «  entre dix-huit mois et deux ans  » pour monter un dossier de candidature de près de «  200 pages  », avant de le défendre devant le conseil national des pays et villes d’art et d’histoire. Mais pour obtenir le label « Ville d’art et d’histoire », il faut répondre au préalable aux problématiques suivantes : «  Comment le territoire est-il valorisé ? Soutient-il la création contemporaine ? Comment le public s’approprie-t-il son cadre de vie  ? »

Le label est accompagné d’une aide financière accordée par l’État»  : Vrai

Le ministère de la Culture et de la Communication, via la DRAC, apporte un soutien aux collectivités locales qui bénéficient du label « Ville d’art et d’histoire ». D’abord par un accompagnement financier d’une durée de cinq ans, pour des actions fixées dans la feuille de route, revue tous les ans. Mais pas que.

Pendant deux ans, la ville est aidée si elle met en place un service professionnel d’animation et de développement du patrimoine. Selon ce principe, l’État finance un poste d’animateur de l’architecture et du patrimoine à hauteur de 50 %. Bien sûr, l’équipe peut être étoffée en fonction de la taille du territoire. Après cela, la ville reste accompagnée avec un appui technique et scientifique.

Mais dans la région, certaines villes ont décidé de ne pas candidater. Dominique Furne, adjointe à la culture à la mairie de Villeneuve d’Ascq, n’en voyait pas l’utilité, avançant «  que la Ville n’a pas attendu après un label pour s’organiser en conséquence  ». Marie-Pierre Sampson, alors chef de service « culture et patrimoine », expliquait à l’époque «  qu’employer un animateur subventionné à moitié, et mettre en place des expositions sur l’histoire de la Ville, pouvait être assez coûteux, alors que Villeneuve d’Ascq est déjà dotée d’un secteur patrimoine. »

Tourcoing a mis plus de huit ans à obtenir le label»  : Faux

Ça a été un long chemin de croix, c’est vrai. Mais Tourcoing n’a pas vraiment mis huit ans pour obtenir ce label. Les premières démarches administratives ont débuté en 2009 (une première délibération avait même été passée).

Mais il a fallu attendre que Peter Maenhout, adjoint à la culture à la nouvelle majorité, reprenne le flambeau, et dépose, le 22 juin, le dossier de 136 pages au ministère de la Culture et de la Communication. Si ce dossier a eu une réponse favorable assez rapidement (rappelez-vous, il faut à peu près deux ans pour une validation), c’est parce qu’il était déjà bien engagé, porté par Maryse Brimont, alors adjointe à la culture sous l’ancienne majorité municipale.

Grâce à ce label, Tourcoing pourra donc mettre en valeur son patrimoine, déjà très dense, auprès des touristes et des habitants. Parmi ses atouts majeurs, on trouve notamment l’Hospice d’Havré, les différentes églises, dont Saint-Christophe, ou encore Notre-Dame des Anges, qui subit actuellement des travaux de conservation. À noter aussi que 427 000 € ont été prélevés du budget supplémentaire 2017 pour l’organisation de l’exposition sur les Chrétiens d’Orient, en 2018 à l’IMA.

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