Revue de presse : « Au fil de l’eau. Les moulins à eau sont-ils en danger ? »

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Au fil de l’eau. Les moulins à eau sont-ils en danger ?

Les moulins à eau sont-ils amenés à disparaître ? « Au fil de l’eau » aujourd’hui, Alain Forsan, président de la fédération française des associations de sauvegarde des moulins.

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« Cela fait plus de 10 ans qu’Alain Forsan, président de la fédération française des associations de sauvegarde des moulins se bat, avec d’autres propriétaires de moulins, pour défendre ce patrimoine. Une directive européenne exige la réalisation de travaux pour améliorer la qualité de l’eau et la circulation des poissons migrateurs. 

Protéger le milieu aquatique en détruisant les barrages ? 

La chaussée de Roumegous le 22 novembre 2020. Est-il utile d’échancrer un seuil si peu important ?

Les propriétaires de moulins sont sceptiques, d’autant que beaucoup ne pourront pas assumer financièrement ces travaux. Selon Alain Forsan, le compromis possible serait d’appliquer la loi tout simplement. 

La loi dit qu’il faut équiper et entretenir les moulins, mais Alain Forsan estime qu’il y a toutefois une inégalité des citoyens devant la loi, car les agences de l’eau agissent différemment selon les bassins, et il n’y a pratiquement aucune aide pour les personnes qui veulent se mettre en règle pour faciliter le passage des poissons migrateurs. « Très souvent, on constate que les poissons sont quand même présents », dit-il.                          

« Un poisson est intelligent »   

« Un poisson est intelligent, ajoute Alain Forsan, quand il arrive devant un petit seuil qui fait 2 mètres, il attend 15 jours et dès que l’eau monte, il passe ». 

Aujourd’hui, il y a une transition énergétique à gérer, et les propriétaires de moulins se disent prêts à produire de l’électricité. Tout est en place. Au lieu de mettre la meule, il suffit d’enclencher la courroie sur un générateur pour produire du courant. « Beaucoup le font déjà d’ailleurs, mais l’administration nous « embête » sur la puissance des moulins, notamment sur la quantité d’eau que peut exploiter un moulin, ajoute Alain Forsan. 

Selon le président de la FFAM, il y a des arrêts du Conseil d’État sur ce sujet, mais l’administration ne veut pas les appliquer.  « Elle se base sur des statistiques déclaratives qui datent du XIXe siècle, et qui ne sont pas exactes », souligne-t-il.                              

Un patrimoine en danger ?   

Les bases de l’ancien moulin de Roumegous entrent dans cette catégorie des sites menacés puisque moulin et chaussée sont indissociables

« C’est un problème qui nous inquiète vraiment, parce qu’un moulin c’est tellement beau », s’émeut Alain Forsan. Il n’y a pas un village en France qui n’a pas sa rue ou son chemin du moulin. Le mot ‘moulin’ est dans la langue française depuis longtemps, il veut dire beaucoup de choses, on en parle très souvent, et je pense qu’il faut conserver ce patrimoine qui était industriel autrefois.

Aujourd’hui, il est endormi, mais il faut lui donner une nouvelle vie, en sachant qu’un seuil sur une rivière, ça améliore la biodiversité, quoiqu’en dise l’administration, et c’est là où nous ne sommes pas d’accord. À chaque fois que nous apportons des arguments scientifiques, prouvés par des publications internationales, on nous les refuse. »   

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